Une jeune psychologue de Nantes me contacte pour parler référencement. Elle utilise déjà Google Ads avec un budget d’environ 100 euros par mois. Puis elle m’explique que cela lui rapporte environ trois nouveaux clients par semaine.
Alors je reprends simplement ses chiffres avec elle et lui demande combien coûte une consultation.
« Environ 50 euros », répondit-elle.
Je lui fais donc remarquer que si elle obtient trois nouveaux clients par semaine à 50 euros la consultation, cela représente environ 150 euros par semaine, soit environ 600 euros par mois. Et encore, en partant du principe qu’un patient ne l’a consultée qu’une seule fois.
Je lui dis alors quelque chose de très simple :
« Vous dépensez 100 euros… pour récupérer potentiellement 600 euros minimum. »
Autrement dit, son Google Ads était rentable. Très rentable même.
Pourquoi vouloir arrêter quelque chose qui fonctionne déjà ?
Et c’est là que la discussion devient intéressante, parce que malgré cela, elle m’explique qu’elle voudrait arrêter Google Ads pour remplacer cela par du référencement naturel.
Je lui réponds immédiatement que je peux parfaitement lui faire du SEO, qu’il n’y a aucun problème là-dessus, mais qu’il faut comprendre une chose importante : le référencement naturel va probablement lui coûter plus cher, et surtout, il ne produira pas des résultats immédiatement.
Je lui demande alors de faire une recherche très simple sur Google : « psychologue Nantes »
Et là, le constat saute immédiatement aux yeux. Dans les résultats naturels, pratiquement tous les sites sont optimisés sur exactement les mêmes expressions :
- psychologue Nantes ;
- psychologue à Nantes ;
- cabinet psychologue Nantes ;
- etc.
Autrement dit, tous les professionnels du secteur se battent pratiquement sur les mêmes mots-clés.
Le SEO est une compétition lente
Je lui explique donc que même si je travaille son référencement naturel, elle devra attendre avant de gagner des positions sur Google.
Parce qu’en SEO, il faut travailler le site, produire du contenu, améliorer la structure, développer la popularité, obtenir des liens, surveiller les concurrents et attendre que Google réagisse. Et malgré tout cela, il n’existe jamais aucune garantie d’être premier.
Je lui ai également expliqué quelque chose d’important concernant Google Ads : lorsqu’une personne recherche un psychologue, elle ne clique pas forcément toujours sur le premier résultat qu’elle voit.
Mais si votre nom apparaît régulièrement dans les recherches, il finit par devenir visible et familier pour les internautes.
Et dans son cas, ce qui comptait réellement, ce n’était pas d’être officiellement « première sur Google ». Ce qui comptait, c’était qu’avec seulement 100 euros par mois, elle obtenait déjà plusieurs nouveaux patients chaque semaine.
Le trio gagnant sur Google
Je lui ai aussi conseillé de travailler sérieusement sa fiche Google Business Profile. Parce qu’aujourd’hui, lorsqu’un professionnel apparaît à la fois :
- dans Google Ads ;
- dans Google Maps avec sa fiche établissement ;
- et dans les résultats naturels ;
il prend beaucoup plus de place dans les résultats de Google.
Et surtout, dans son activité, les avis clients jouent un rôle énorme. Les notes, les commentaires des patients, la visibilité locale sur Google Maps : tout cela participe aussi à la confiance.
Je lui ai donc expliqué que le trio réellement efficace serait probablement :
- Google Ads ;
- le référencement naturel ;
- et la fiche Google Business Profile.
Là, oui, on commence à construire une présence très solide sur Google.
Le SEO aurait demandé un investissement supplémentaire
Mais cela voulait aussi dire autre chose : augmenter progressivement le budget.
Parce qu’au vu de la concurrence sur la requête « psychologue Nantes », le travail SEO n’aurait pas consisté à faire un miracle en quelques semaines. Il aurait fallu travailler son site dans le temps pour essayer de gagner progressivement des places dans les résultats naturels de Google face à tous les autres psychologues déjà positionnés.
Je lui ai donc expliqué que la logique aurait pu être la suivante :
« Aujourd’hui, votre Google Ads vous rapporte potentiellement environ 600 euros minimum par mois. Donc l’idée pourrait être d’en réinvestir une partie, par exemple 200 euros par mois, pour améliorer progressivement votre site et essayer de lui faire gagner des positions sur Google, tout en continuant Google Ads qui, lui, vous apporte déjà des clients. »
Autrement dit : ne pas se priver d’un système rentable mais utiliser ce système rentable pour financer progressivement une stratégie SEO plus durable.
Quand l’émotion dépasse les chiffres
J’avoue que cette discussion m’a surpris. Parce que face à une professionnelle comme une psychologue, je m’attendais plutôt à quelqu’un qui regarde froidement les chiffres.
Dépenser 100 euros pour récupérer potentiellement environ 600 euros minimum de chiffre d’affaires, cela reste objectivement rentable.
Et pourtant, malgré cela, l’idée d’arrêter Google Ads revenait régulièrement dans la discussion.
Peut-être que l’émotion de « faire des économies » avait fini par prendre le dessus sur une analyse purement rationnelle de la situation.
Au final, elle a préféré ne pas lancer de prestation SEO.
Et honnêtement, au vu de sa situation, ce n’était probablement pas une mauvaise décision.