L’un des événements les plus célèbres du 30 mai. Jeanne d’Arc est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché à Rouen après avoir été condamnée pour hérésie. Elle sera réhabilitée 25 ans plus tard et canonisée en 1920.
Pourquoi a-t-elle été condamnée ?
À cette époque, la France est en pleine Guerre de Cent Ans.
Après avoir aidé le futur roi Charles VII à être sacré à Reims en 1429, Jeanne est capturée en mai 1430 près de Compiègne par les Bourguignons, alliés des Anglais.
Elle est ensuite vendue aux Anglais pour environ 10 000 livres tournois.
Le procès
Le procès se déroule à Rouen, alors sous contrôle anglais.
Officiellement, il s’agit d’un procès religieux dirigé par Pierre Cauchon.
Les accusations portent notamment sur :
- L’hérésie
- Les visions qu’elle affirme recevoir de Dieu
- Le fait de porter des vêtements masculins
- Son refus de se soumettre totalement à l’autorité des juges ecclésiastiques.
De nombreux historiens considèrent aujourd’hui que le procès avait une forte dimension politique : discréditer Jeanne revenait à affaiblir la légitimité de Charles VII, qu’elle avait contribué à faire sacrer.
Le jour de l’exécution
Le matin du 30 mai 1431, Jeanne est conduite sur la place du Vieux-Marché à Rouen.
Selon plusieurs témoignages de l’époque :
- Elle assiste à un sermon avant l’exécution
- Elle demande une croix
- Un soldat anglais aurait improvisé une petite croix en bois qu’elle tient contre elle
- Un religieux lui apporte également une grande croix provenant d’une église voisine afin qu’elle puisse la regarder jusqu’à son dernier souffle.
- Elle est attachée à un bûcher élevé.
Les récits indiquent qu’elle invoque à plusieurs reprises le nom de Jésus pendant que les flammes montent.
Après sa mort
Les autorités anglaises craignent que ses partisans ne récupèrent ses restes comme reliques.
Son corps est donc brûlé plusieurs fois.
Les cendres et les restes auraient ensuite été jetés dans la Seine afin qu’aucune sépulture ne puisse devenir un lieu de pèlerinage.
La réhabilitation
Vingt-cinq ans plus tard, en 1456, à la demande de Charles VII et de la famille de Jeanne, un nouveau procès est organisé.
Le verdict de 1431 est annulé.
Jeanne est déclarée innocente et victime d’une condamnation injuste.
Plus tard :
- Elle est béatifiée en 1909
- Elle est canonisée par l’Église catholique en 1920
- Elle devient l’une des figures les plus emblématiques de l’histoire de France.
Ce qui frappe souvent les historiens, c’est qu’il existe un volume exceptionnel de témoignages directs sur son procès. Une grande partie des interrogatoires a été retranscrite, ce qui permet encore aujourd’hui de lire les réponses de Jeanne presque mot pour mot, fait extrêmement rare pour une personne du XVe siècle.