La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé une amende transactionnelle de 200 000 euros à l'encontre de la société Monts Fournil, qui exploite l'usine de production de La Mie Câline.
Cette sanction ne concerne ni un problème sanitaire ni un risque pour la santé des consommateurs. Elle porte sur les informations communiquées concernant l'origine et le mode d'élevage des poules ayant produit les œufs utilisés dans certains produits commercialisés sous la marque La Mie Câline.
Des affirmations qui ne correspondaient pas à la réalité
Selon la DGCCRF, le site internet de La Mie Câline affirmait à plusieurs reprises utiliser exclusivement des œufs français issus de poules élevées en plein air.
Or, l'enquête menée par les services de l'État a conclu qu'entre le 1er janvier 2024 et le 20 février 2025 :
- 50 % des ovoproduits utilisés ne provenaient pas de France ;
- parmi ces produits, environ 60 % provenaient de poules élevées au sol et non en plein air.
Pour l'administration, ces informations étaient susceptibles d'induire les consommateurs en erreur sur les caractéristiques réelles des produits.
Monts Fournil ou La Mie Câline ?
Juridiquement, la sanction vise la société Monts Fournil.
Pour le consommateur, c'est cependant la marque La Mie Câline qui est visible dans les magasins, sur les emballages et sur le site internet. Monts Fournil est en effet la société qui fabrique les produits et développe le réseau de franchise La Mie Câline.
Autrement dit, les produits concernés étaient bien commercialisés sous l'enseigne La Mie Câline.
Une question de confiance
De plus en plus de consommateurs accordent de l'importance à l'origine des ingrédients et aux conditions d'élevage des animaux.
Lorsque des entreprises mettent en avant des engagements liés à ces sujets, elles créent une attente particulière auprès de leur clientèle. C'est précisément cette cohérence entre le discours commercial et la réalité qui est au cœur de cette affaire.
Cette sanction rappelle que les allégations utilisées dans la communication d'une marque peuvent être vérifiées par les autorités et que des écarts significatifs peuvent entraîner des conséquences financières importantes.
Source : DGCCRF