Le 14 juillet 2022, un feu d’artifice organisé à Cholet (Maine-et-Loire) a tourné au drame. Deux personnes, un garçon de 7 ans et sa sœur de 24 ans, ont perdu la vie lorsque des artifices ont été tirés trop près de la zone où se trouvaient les spectateurs. Plusieurs autres ont été blessés. Cet accident a provoqué une onde de choc dans la ville et déclenché une longue procédure judiciaire contre les organisateurs et responsables. 
Le procès
Le procès s’est tenu devant le tribunal correctionnel d’Angers du 17 au 21 novembre 2025.
Parmi les six prévenus figuraient :
- Gilles Bourdouleix, maire de Cholet
- l’artificier principal responsable du tir
- la société pyrotechnique prestataire
- l’association organisatrice de l’événement
- et d’autres responsables associés à l’organisation. 
Le tribunal a longuement examiné les responsabilités de chacun, notamment en matière de respect des règles de sécurité (zone d’exclusion du public, barrières, etc.).
Au cours des débats, des familles de victimes ont témoigné de leur traumatisme et des dysfonctionnements apparents dans la préparation du spectacle pyrotechnique. 
Le verdict
Le jugement a été rendu ce jeudi 29 janvier 2026.
Selon le résumé de presse disponible, tous les prévenus, y compris Gilles Bourdouleix, ont été condamnés par le tribunal correctionnel d’Angers à l’issue de ce procès à 18 mois de prison avec sursis et 750€ d’amende.
Ce type de peine avec sursis signifie que le jugement prévoit une condamnation, mais que l’exécution de la peine n’est pas immédiate tant que le condamné ne commet pas de nouvelle infraction pendant une période définie par le tribunal.
Interprétation et enjeux
La condamnation du maire est liée à la faute dans l’exercice de ses fonctions de police administrative : la mairie est tenue d’organiser les manifestations publiques en veillant à la sécurité des spectateurs, ce qui inclut notamment la supervision des conditions de tir et le respect strict des périmètres de sécurité. 
Ce jugement intervient dans un contexte où les questions de responsabilité des autorités locales dans les accidents festifs sont de plus en plus scrutées, et où la sécurité des spectacles pyrotechniques fait l’objet de normes strictes.
La condamnation de l’ensemble des prévenus souligne la gravité des manquements constatés, et montre que même les autorités politiques locales peuvent être tenues pénalement responsables lorsque des accidents dramatiques interviennent dans le cadre d’événements publics.
Sources
Crédits image : Freepîk