Le cadre juridique
Aux termes de l'article L. 3111-2 du Code du travail, sont considérés comme cadres dirigeants les cadres auxquels sont confiées des responsabilités dont l'importance implique une grande indépendance dans l'organisation de leur emploi du temps, qui sont habilités à prendre des décisions de façon largement autonome et qui perçoivent une rémunération se situant dans les niveaux les plus élevés des systèmes de rémunération pratiqués dans leur entreprise ou établissement.
Ces trois critères sont cumulatifs. La Cour de cassation y ajoute une exigence prétorienne : ces critères impliquent que seuls relèvent de cette catégorie les cadres participant effectivement à la direction de l'entreprise (critère dégagé par Soc. 31 janv. 2012, n° 10-24.412, Bull. 2012, V, n° 45, et constamment réaffirmé depuis).
La qualification emporte une conséquence majeure : le cadre dirigeant est exclu des dispositions relatives à la durée du travail, aux heures supplémentaires, aux repos et aux jours fériés. C'est précisément cette exclusion qui rend l'enjeu financier important lorsque le statut de cadre dirigeant est contesté par le salarié devant le Conseil de Prud'hommes.