Après une année 2024 exceptionnelle, le cinéma français a connu en 2025 un sérieux coup de frein dans les salles.
Moins de locomotives populaires, des attentes déçues et une fréquentation en baisse : retour sur un exercice contrasté, qui interroge l’équilibre fragile du modèle hexagonal.
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📊 Une chute brutale des entrées
La comparaison est sans appel.
🎟️ – 20 millions d’entrées par rapport à 2024
📉 37,7 % de part de marché pour les films français
➡️ Le niveau le plus bas enregistré depuis la période post-Covid
En 2024, la production tricolore culminait à 44,76 % de part de marché, son meilleur score depuis 2014. Un écart qui s’explique en grande partie par l’absence de deux mastodontes populaires.
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🚀 L’effet “films locomotives” manquant
👉 Un p’tit truc en plus
👉 Le Comte de Monte-Cristo
À eux deux, ces films avaient porté une large part de la fréquentation en 2024.
En 2025, aucun équivalent n’est venu jouer ce rôle de moteur.
Résultat :
❌ aucun film français au-dessus des 10 millions d’entrées
❌ aucun au-dessus des 5 millions
❌ même les franchises installées ont marqué le pas
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🎭 Les franchises et promesses en demi-teinte
🎬 God Save the Tuche
➡️ 3 millions d’entrées
✔️ plus gros succès français de l’année
❌ en recul par rapport aux opus 2 et 3 (4,6 M et 5,7 M)
🎥 Cédric Jimenez
Après Novembre et Bac Nord (plus de 2 M chacun), son nouveau polar plafonne à 1,4 million
🛡️ Kaamelott – Deuxième volet (partie 1)
➡️ à peine 1 million d’entrées, loin des 2,7 millions du premier film
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😂 Comédies : un public présent… mais sans emballement
Certaines comédies ont trouvé leur public, sans jamais exploiter pleinement leur potentiel :
☀️ Y a pas de réseau – 705 000 entrées
🍂 C’était mieux demain – 890 000
🍁 T’as pas changé – 725 000
🎄 Chasse gardée 2 – 745 000
D’autres n’ont jamais réellement décollé :
❌ Le Jour J
❌ Mercato
❌ Le Million
❌ Certains l’aiment chauve
❌ Le Grand Déplacement
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🌟 Les belles surprises de l’année
Malgré tout, plusieurs films ont tiré leur épingle du jeu :
🐻 Un ours dans le Jura – 1,6 million d’entrées
🔮 La Venue de l’avenir – 915 000
💎 La Femme la plus riche du monde – 900 000
🚲 À bicyclette ! – 550 000
🛣️ On ira – 510 000
À plus petite échelle, des œuvres comme Zion, Sacré cœur, Muganga – Celui qui soigne ou Fanon ont largement dépassé les attentes.
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🎞️ Cannes, toujours valeur refuge
Les films passés par le Festival de Cannes confirment, une nouvelle fois, leur capacité à exister en salles :
🏆 Un simple accident – 670 000 entrées
➡️ deuxième meilleure Palme d’or post-Covid, derrière Anatomie d’une chute
🎬 Sirāt, Dossier 137, Partir un jour, Vie privée, Valeur sentimentale ou La Petite Dernière ont tous réalisé de solides performances, rappelant que le cinéma d’auteur reste un pilier du marché français.
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💥 Les plus gros échecs de l’année
L’année 2025 a aussi été marquée par plusieurs désastres industriels, avec des écarts spectaculaires entre budgets et fréquentation :
🚨 Toutes pour une
🚨 La Tour de glace (Marion Cotillard)
🚨 Les Orphelins (Alban Lenoir)
🚨 L’Homme qui rétrécit (Jean Dujardin)
🚨 Alpha (Tahar Rahim)
🚨 Natacha (presque) hôtesse de l’air
🚨 Le Routard
🚨 13 jours 13 nuits
🚨 Le Grand Déplacement
Et malgré plus d’1,3 million d’entrées, Chien 51 reste très fragilisé au regard de son budget colossal.
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🎯 Conclusion
📉 2025 aura rappelé une vérité essentielle :
le cinéma français repose sur un équilibre fragile entre blockbusters populaires, œuvres d’auteur et surprises inattendues.
🎬 Sans locomotives fédératrices, même une production riche peine à remplir les salles.
🔄 2026 s’annonce comme une année de reconquête, cruciale pour renouer avec l’élan de 2024.